32. F. Denis Durand ( F. Jean-Marc )

 

 

Denis Durant

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Frère Denis Durand  (Frère Jean-Marc)

Né le 2 octobre 1932

première profession le 2 février 1950

Décédé le 25 octobre 2013 à la Résidence  De-La-Salle, Sainte-Dorothée (Laval) Québec

Inhumé le 1er novembre 2013 au Jardin Urgel Bourgie, Laval

Saint-Timothée d'Hérouxville

Saint-Timothée d’Hérouxville

Le 25 octobre 2013, le Seigneur est venu chercher notre Frère Denis Durand. Denis était né à Hérouxville, le 2 octobre 1932. Il était le 7e enfant d’Amédée Durand , cultivateur, et d’Isalla Beland, qui élevèrent une famille de 5 filles et de 7 garçons. Son père était d’une grande patience et récitait le chapelet tous les jours. « C’était un homme juste, honnête, vaillant et toujours prêt à rendre service », nous dit Denis. Sa mère, éduquée au couvent de Louiseville, se faisait aimer de tous par « sa douceur, son dévouement et sa grande bonté ». Le foyer était une école d’énergie, de charité et de piété.

    Denis fréquenta d’abord l’école de rang. Son bonheur était de « travailler à la ferme, d’aller faire les foins, de sarcler les légumes dans le jardin ».  Il fut attiré vers Saint-Gabriel par les cousins qui étaient déjà au juvénat de Saint-Bruno. Il alla les rejoindre en 1945, à 13 ans. Il s’habitue vite au grand air et au site et n’est aucunement dépaysé. Il s’intéresse aux jeux, aux travaux et à l’enseignement des mathématiques. En 1948, il passe au noviciat, prononce ses premiers vœux le 2 février 1950, et puis il fait deux ans de scolasticat à la fin desquels il obtient le brevet supérieur d’école normale.

    32.Denis durant.1Il enseigna ensuite 9 ans au primaire dans 5 écoles différentes : Saint-Étienne et Christophe-Colomb de Montréal, Leblanc de Saint-Martin, l’école du Saint-Esprit, l’Orphelinat Saint-Arsène de Montréal et de nouveau à l’école Leblanc. Il commence alors l’enseignement au secondaire. Le virent, à tour de rôle, les juvénats de Saint-Bruno et de Ville-Marie, les écoles de Sainte-Thècle et de Ville-Marie, le Mont-Saint-Gabriel de Saint-Bruno et Notre-Dame-du-Nord.

    Denis est professeur d’un enseignement clair et méthodique. Il exige de la part de ses élèves discipline, travail continu, respect des règlements et comportement qui fassent honneur à l’école. Denis a toujours été un enseignant dévoué, disponible, qui ne ménageait pas ses explications, même en dehors des heures de cours. Denis était un professeur exigeant et plutôt sévère, et il avait à cœur le succès de ses élèves.

    Il passe l’année scolaire 1969-1970 comme étudiant à l’Université de Montréal, et acquiert les premiers crédits qu’il complétera plus tard pour se voir octroyer le Baccalauréat en enseignement des mathématiques de l’université du Québec à Rouyn-Noranda. Dès 1970, il reprend l’enseignement des mathématiques, sujet dans lequel il s’était fortement spécialisé. Après avoir enseigné cinq ans à l’école Rivière-des-15 de Notre-Dame-du-Nord, au Témiscamingue, il est nommé conseiller pédagogique en sciences et en maths pour les professeurs du primaire et du secondaire. Il remplira cette tâche pendant les 19 années suivantes.

    Sa compétence l’amène à diriger, pendant quatre ans, un cours universitaire de perfectionnement des enseignants en mathématiques, à titre de « chargé de cours » pour la région d’Amos. Nombre de professeurs de cette région détiennent un certificat ou un baccalauréat en cette discipline grâce à son grand dévouement.

    D’autre part, il tire parti de l’influence et de l’autorité qu’il exerce pour orienter apostoliquement le « sois prêt » scout vers le « viens et suis-moi de l’Évangile. Il ouvre la porte aux jeunes et les invite à le suivre de plus près dans la voie du Maître des scouts et de tous ses disciples, voie de rectitude et de service.

    DCP_3539En effet, sa vie fut un service ininterrompu des jeunes et des adolescents. Alors qu’il était enseignant au primaire, il s’était fait enthousiaste animateur du la Croisade eucharistique. Quand ses fonctions le lui permirent, il s’intéressa vivement au mouvement scout. Après avoir été responsable d’une troupe de ces jeunes, il devint commissaire de ce mouvement pour le district de Timmins, et bientôt commissaire des scouts d’Ontario et membre de l’équipe nationale pour la formation et la pastorale. En 1995, il recevait, des mains du gouverneur général du Canada, la médaille Georges Vanier » pour services exceptionnels au scoutisme.

    Sa vie peut se résumer très sommairement en disant qu’il a déployé sa débordante activité en tous domaines : éducation physique, action catholique, maître des scouts et des guides garçons et filles, organisateur de la liturgie paroissiale, animateur  de jeux sportifs et de camps d’été, professeur émérite, coauteur de Azimuts, un guide de développement

spirituel des jeunes dans le scoutisme, ouvrage de 177 pages, publié par l’Association des Scouts du Canada.

   Il n’est que de relire le portrait qu’on a tracé de lui lors de son départ du Témiscamingue, en novembre 1994, et qui pourrait lui servir d’éloquente épitaphe : « Ton allure de gamin, tes yeux rieurs dans lesquels on peut lire une intense chaleur intérieure, ton amour des jeunes qui leur transmet le goût d’apprendre et leur enseigne les principes qui doivent guider leur vie, ton infaillible disponibilité, ton ardeur au travail et ton rire communicatif, nous ont appris à t’apprécier chaque jour davantage ».

   Durand.De En communauté, Denis était un confrère des plus intéressants. Il était d’une franchise à toute épreuve, régulier, respectueux de l’autorité et strict observateur de notre règle de Vie. Il présentait et soutenait son point de vue avec ardeur et courtoisie.

    En 1994-1995, il s’initia à la gestion des biens de la communauté et, dès l’année suivante et jusqu’en 2001, devint économe provincial pour l’unique province du Canada. En dépit de problèmes cardiaques, il s’acquittait avec une impeccable précision de la délicate fonction que les supérieurs lui avaient assignée. Contraint de cesser ses activités à cause de son état de santé de plus en plus fragile, Denis quittera la fraternité Bordeaux et se joindra à ses confrères de la résidence De-la-Salle, à Laval, pour y vivre les dernières années de sa vie

Adélard Faubert. f.s.g.

Hubert Forest, f.s.g.

En résumé

Au début de sa carrière, il fut religieux-éducateur dans la région de Montréal et par la suite il poursuivit sa carrière par l’enseignement des maths et comme conseiller pédagogique en sciences et maths au Témiscamingue pendant 19 ans.

Sa compétence l’amène à diriger, pendant quatre ans, un cours universitaire de perfectionnement des enseignants en maths, à titre de « chargé de cours » pour la région d’Amos. Nombre de professeurs de cette région détiennent  un certificat ou un Bacc en cette discipline grâce à son grand dévouement.

Denis D.1D’autre part, il tire parti de l’influence et l’autorité qu’il exerce pour orienter apostoliquement le « soit prêt » scout vers le « viens et suis-moi » de l’Évangile. Il ouvre la porte aux jeunes et les invite à le suivre de plus près dans la voie du Maître des scouts et de tous ses disciples, voie de rectitude et de service. Après avoir été responsable d’une troupe de ces jeunes, il devint commissaire de ce mouvement pour le district de Timmins, et bientôt commissaire des scouts d’Ontario et membre de l’équipe nationale pour la formation et la pastorale. En 1995, il recevait, des mains du Gouverneur général du Canada, la médaille « Georges-Vanier » pour services exceptionnels au scoutisme

Sa vie peut se résumer très sommairement en disant qu’il a déployé sa débordante activité en tous domaines : éducation physique, action catholique, maître des scouts et des guides garçons et filles, organisateur de la liturgie paroissiale, animateur de jeux sportifs et de camps d’été, professeur émérite, co-auteur de Azimuts, un guide de développement spirituel des jeunes dans le scoutisme, ouvrage de 177 pages, pubilé par l’Association des Scouts du Canada.

En 1994-1995, il s’initia à la gestion des biens de la communauté et, dès l’année suivante et jusqu’en 2001, devint économe provincial pour l’unique province du Canada. En dépit de problèmes cardiaques, il s’acquittait avec une  impeccable précision de la délicate fonction que les supérieurs lui avaient assignée. Contraint de cesser ses activités dû à son état de santé de plus en plus fragile, Denis quittera la Fraternité Bordeaux et se joindra à ses confrères de la Résidence De-La-Salle, à Laval, pour y vivre les dernières années de sa vie.

Sincère gratitude à l’équipe soignante de la Résidence De-La-Salle des Frères des Écoles Chrétiennes pour la qualité des soins reçus.

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27 mai 1995.-  Avant le rallye Minta de Saint-Bruno. Le Frère Denis Durand 3e (de gauche à droite)

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27 mai 1995. – Frère Denis Durand, le 1e à droite

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