37. F. Jacques Vézina ( F. Jean )

Vézina.Jacques

Jacques Vézina.3

Frère Jacques Vézina ( Frère Jean )

Né le 26 avril 1938 à Saint-Esprit de Montcalm

Première profession le 15 août 1957

Décédé le 02 août 2016,  à la Rés. De-La-Salle, Sainte-Dorothée (Laval) Québec

Inhumé le 08 août 2015 au cimetière «Les Jardins Urgel Bourgie» (Laval) Québec.

L’église de St-Esprit où fut baptisé Jacques

Frère Jacques Vézina

À la Résidence De-la-Salle, le 2 août 2016, à l’âge de 78 ans, est décédé Frère Jacques Vézina, de la communauté des Frères de Saint-Gabriel..

Désigné très vite cuisinier, il travailla dans les œuvres de la communauté : au Collège Saint-Gabriel de Saint-Bruno (8ans), puis au Collège Beaubois (14 ans). En 1987, il devint contremaître pour l’entretien des bâtiments dans cette même Institution durant 12 ans et, à partir de 1999, à la Maison provinciale des Frères de Saint-Gabriel. Reconnu partout comme une personne qui entreprend beaucoup, Jacques gère des problèmes sans défaillir, avec compétence. Récemment, son état de santé l’a obligé à laisser ses fonctions et à rejoindre ses confrères de la Résidence De-la-Salle, à Laval.

Sincère gratitude à l’équipe soignante de la Résidence De-la-Salle des Frères des Écoles Chrétiennes pour la qualité des soins reçus au cours des dernières semaines.

Outre sa famille religieuse, il laisse dans le deuil ses frères et sœurs : Marcel (Claire Majeau), Claude (Rénelle Lévesque), Madeleine, André, Monique, Gilles, Jacqueline, Robert (Rachel Lépine), Jean-Pierre, Jacqueline, René, Johanne (Grégoire Perreault) et Daniel; un beau-frère, Maurice Complaisance (feue Christiane), ainsi que plusieurs neveux et nièces. Communiqué de presse

 

Frère Jacques Vézina,sg. (F. Jean)

Juvénat St-Gabriel, Saint-Bruno

Juvénat puis collège St-Gabriel, Saint-Bruno

Le 2 août 2016, après une vie marquée par le don de soi, notre Frères Jacques Vézina partait pour la Maison du Père.

Jacques était né le 26 avril 1938, à Saint-Esprit de Montcalm, une municipalité de la région de Lanaudière. Il était l’aîné d’une famille de 14 enfants (5 filles et 9 garçons). Ses parents, Flore Mailhot et Jean Vézina, étaient des personnes de grande bonté et de grande générosité, qui ont su inculquer des valeurs chrétiennes, un bel esprit de famille et l’amour du travail bien fait à leurs enfants.

Après ses années d’études à l’école primaire de Saint-Esprit, le 28 août 1954, Jacques entrait au Juvénat  Saint-Gabriel, à Saint-Bruno. Les quelques écrits qu’il nous a laissés mentionnent qu’il se sentait bien dans ce milieu, qu’il appréciait l’éducation et la formation qui y étaient données, qu’il admirait ses professeurs, et qu’il était fortement impressionné par la célébration des fêtes religieuses.

Le 22 août 1955, il entrait au Noviciat Saint-Gabriel, à Pierrefonds et, le 2 février 1956, il prenait l’habit religieux. La prise d’habit fut, dit-il, «l’un des événements importants» de sa vie. Un événement qui exprimait clairement son désir de consacrer sa vie au service du Seigneur et au service de ceux et celles que le Seigneur mettrait sur sa route. Son noviciat, sous la direction de Frère Roma Lavoie, fut, pour lui, «un bon temps de formation», qui lui permit de «mieux apprendre à prier et à méditer».

Beaubois.noviciat

D’abord Noviciat des Frères de St-Gabriel, puis Collège Beaubois

Le 15 août 1957, le Frère Jacques faisait sa première profession et, au cours de l’année 1957-1958, sous la direction du Frère Romain Landry, il poursuivait un temps de formation au Scolasticat Saint-Gabriel, sur la rue Taché, à Montréal. Le 22 août 1963, le Frère Jacques prononçait ses vœux perpétuels et s’engageait pour la vie. Il n’était pas sans savoir qu’il s’engageait dans un genre de vie exigeant mais, d’après ce qu’il a vécu par la suite, nous savons qu’il s’agissait d’un engagement mûrement réfléchi et embrassé avec beaucoup de générosité.

Le Frère Jacques mentionne lui-même qu’une «visite des ateliers de la Maison provinciale et une visite à la ferme Villa Grand-Coteau avaient pesé dans sa décision d’entrer dans l’Institut». La vie fit en sorte qu’il s’oriente vers le métier de cuisinier. Nous le retrouvons donc au Juvénat Saint-Gabriel, à Saint-Bruno pendant l’année scolaire 1959-1960, au Juvénat Saint-Joseph, à Ville-Marie, en 1960-1061, et au Noviciat Saint-Gabriel, à Pierrefonds, en1961-1962. Partout il fut apprécié. Il exerçait son métier avec cœur, sans jamais compter ses efforts ni les heures passées à préparer de bons repas pour les frères et les jeunes de nos maisons de formation.

Suite à ces quelques années d’expérience comme cuisinier, de 1962 à 1964, le Frère Jacques suivra des cours à l’Institut de tourisme et de l’hôtellerie du Québec. De plus, au cours des années 1965 à 1967, tout en étant cuisinier à temps plein au Collège Mont Saint-Gabriel de Saint-Bruno, il prendra des cours du soir qui lui permettront d’enrichir ses connaissances culinaires et d’acquérir des compétences dans le domaine de l’Administration d’une cuisine professionnelle.

Le Frère Jacques continuera son service comme cuisinier au Collège Mont Saint-Gabriel jusqu’en 1972 et, au cours de l’années 1972-1973, il ira faire son second noviciat à la Maison généralice, à Rome. Ce fut, pour lui, un temps de ressourcement fort apprécié, tout comme le sera son pèlerinage sur les Pas de Montfort, en 1988.

Après le second noviciat, le Frère Jacques bénéficie d’une année d’études à l’École technique des métiers de l’alimentation à Paris et, à son retour au Canada, ses services sont requis au Collège Beaubois, à Pierrefonds. Il y sera chef-cuisinier de 1974 à 1987. Au cours de ces années, le nombre d’élèves du Collège augmentera sensiblement et le nombre d’enseignants et d’enseignantes augmentera proportionnellement. Le Frère Jacques saura toujours satisfaire aux besoins des uns et des autres et ce, avec beaucoup d’enthousiasme et de don de soi.

Tout au long des années où il était cuisinier, partout où il est passé, on avait souvent recours à l’expertise du Frère Jacques pour des travaux manuels de toutes sortes. C’est ainsi que 1987 marque un changement de cap dans sa carrière. Il continuera à travailler au Collège Beaubois mais, cette fois, à titre de contremaître pour les travaux d’entretien de l’établissement. Une tâche qu’il effectuera avec brio de 1987 à 1999. Il se dévouera corps et âme pour assurer un cadre de vie agréable et sécuritaire à tous les membres de la communauté éducative du Collège. Là encore, il fait preuve d’une grande disponibilité, ne comptant ni ses efforts, ni ses heures de travail. Il voit tout et s’assure que les travaux d’entretien de l’établissement sont impeccables. Il supervise, d’un œil averti, toute entreprise de rénovation ou de construction. On fait régulièrement appel à ses connaissances en menuiserie, en plomberie, en mécanique, en électricité, etc. Si quelque situation d’urgence se présente, il est l’homme de confiance sur qui on peut compter.

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Maison provinciale,1601 E. boulevard Gouin, Montréal

En 1999, le Frère Jacques rejoint la fraternité de la Maison provinciale. Comme à Beaubois, il y sera contremaître pour les travaux d’entretien de la maison. Il y sera à la fois au service de l’administration provinciale. Il y effectuera des tâches semblables à celles qu’il accomplissait à Beaubois et, là encore, il fera preuve de beaucoup de dynamisme et d’efficacité. À son travail de contremaître pour l’entretien de la maison, s’ajoute aussi, depuis 2003, la tâche d’économe local. C’est dire qu’il doit aussi consacrer bon nombre d’heures à la comptabilité et à l’achat des provisions nécessaires pour la dizaine de frères qui constituent la fraternité de la Maison provinciale. En 2000, il passait aussi quelques mois en Haïti pour donner un coup de main à nos frères de la fraternité de Jérémie.

En 2014, suite à quelques problèmes de santé, le Frère Jacques doit se prêter à de sérieux examens médicaux. Ceux-ci révèlent que ses problèmes de santé sont dus à la présence d’un cancer à l’estomac. Le Frère Jacques fait alors preuve de beaucoup de courage. Pendant près de deux ans, il suit des traitements de chimiothérapie, tout en continuant à vaquer à ses tâches habituelles et ce, toujours avec le même entrain. Après deux années d’incertitude, c’est avec joie qu’on le voit progressivement reprendre des forces et remonter la côte.

Je mentionnais que 1987 avait marqué un changement de cap dans la carrière du Frère Jacques. En lisant les lignes qui précèdent, vous aurez sûrement compris, qu’il n’y a jamais eu de changement de cap dans sa vie religieuse. Le Frère Jacques a toujours été profondément religieux. Il avait une grande foi dans le Seigneur, qui se traduisait par sa fidélité à la prière. Il aimait sa communauté, et son amour prenait la forme d’un dévouement inlassable. Il aimait sa famille, et faisait preuve de beaucoup d’attention envers les siens. Il aimait les gens, et était toujours prêt à leur rendre mille et un services. Il aimait son travail, il aimait le travail bien fait, et c’est toujours avec entrain qu’il exécutait les tâches qui lui étaient confiées.

Du 16 avril au 29 avril 2016, le Frère Jacques participait au pèlerinage international montfortain, à Lourdes (France), ainsi qu’aux célébrations du 300e anniversaire de la mort de Montfort, à Saint-Laurent-sur-Sèvre, en Vendée. Il voulait ainsi, disait-il, remercier le ciel d’avoir permis qu’il retrouve la santé. Dès son retour au Canada, il se remettait au travail mais, en juillet, ses forces l’abandonnaient. Il fit d’abord un court séjour à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont et, le 20 juillet, on le conduisait à la Résidence De-la-Salle. C’est là qu’il rendit son âme à Dieu, le 2 août dernier.

Ensemble, rendons grâce au Seigneur pour la vie et la mission de notre Frère Jacques, rendons grâces pour sa disponibilité, son dévouement et sa générosité, et demandons au Seigneur que son témoignage soit, pour nous, source de foi, d’amour et d’espérance.

Les funérailles de notre Frère Jacques Vézina auront lieu en l’église La Visitation, 1847, boulevard Gouin Est, Montréal, le 8 août 2016, à 10h00. Sa dépouille mortelle sera inhumée au cimetière Jardins Urgel Bourgie, à Laval.

René Delorme, f.s.g.

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   Frère Jacques (à gauche ) lors d’une réunion communautaire

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Jour du souvenir à la résidence De La Salle, Sainte-Dorothée, Laval P.Q.

Frère Jacques Vézina, s.g. décédé le 2 août à l’âge de 78 ans.

Incroyable! Certainement un cadeau de saint Louis-Marie Grignion de Montfort… De 16 à 29 avril frère Jacques participait au pèlerinage international montfortain, à Lourdes, ainsi qu’aux célébrations du 300e anniversaire de la mort de ce grand saint, à Saint-Laurent-sur-Sèvre, en Vendée. Tellement extraordinaire, Jacques se croyait guéri de son cancer.

Ses forces qu’il avait récupérées pour ce long et fatiguant voyage, en peu de temps, elles l’abandonnèrent. Le 20 juillet, on le conduisait à la résidence De La Salle. C’est le 2 août que Louis-Marie, son père bien-aimé, l’affectait pour la grande fraternité monfortaine du Ciel.

Nous gardons de frère Jacques le souvenir d’un homme disponible qui ne comptait pas ses efforts et ses heures de travail. Il était le menuisier et le plombier, le mécanicien et l’électricien, le chauffeur de toutes les urgence. En d’autres mots, il était l’homme de confiance non seulement de sa fraternité mais aussi de tout le personnel du district.

Ce mot du frère René Delorme, pour ce frère aimé, résume bien ce qu’il a été : «Ensemble rendons grâce au Seigneur pour la vie et la mission de notre frère Jacques, rendons grâce pour sa disponibilité, son dévouement et sa générosité et demandons au Seigneur que son témoignage soit, pour nous, source de foi, d’amour et d’espérance.»

Frère Daniel, é.c. dir.

 

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