28. F. Éloi Cataphard ( F. Jogues )

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Diaporama en hommage au Frère Éloi Cataphard

Frère Éloi Cataphard (Frère Jogues)

Né le 6 août 1916 à Saint-Joseph-du-Lac (Deux-Montagnes) Québec

Première profession le 8 août 1933

Décédé le 30 janvier 2010 à la Maison provinciale (Montréal) Québec

Inhumé au cimetière «Les Jardins Urgel Bourgie» (Laval) Québec.

 

Docteur ès Lettre

Docteur ès Lettre


   Notre Frère Éloi Cataphard nous a quittés, le 30 janvier 2010, à l’hôpital Fleury de Montréal, à l’âge de 93 ans. Fils de Pierre Cataphard, cultivateur, et d’Emeriza Dagenais, il est né à l’aube du 6 août 1916, à Saint-Joseph-du-Lac, près d’Oka, comté des Deux-Montagnes.

Frère Éloi directeur à Mtl-E

Frère Éloi directeur à Mtl-Est

Il a grandi dans un paysage champêtre, au sein d’une famille typiquement canadienne-française de 10 enfants. Dès son jeune âge, ses parents lui apprirent à bien travailler, à vivre honnêtement et à prier quotidiennement. Après le repas du soir, la famille récitait ordinairement le rosaire, suivi du chapelet du Sacré-Cœur et de la prière du soir. Pendant le mois de novembre, le chapelet des morts remplaçait celui du Sacré-Cœur.

   À la fin du cours primaire, son père voulait le présenter au Collège de Montréal où lui-même avait étudié pendant quelques années ; mais inopinément, un soir, son cousin Aurèle Cataphard, qui portait le nom de Frère Guy chez les Frères de Saint-Gabriel, vint rendre visite à la famille et quatre jours plus tard, soit le 30 août 1929, Éloi prenait le train avec le Frère Guy pour se rendre au Juvénat à Saint-Bruno.

  

Eloi ches une famille à Bangui

Éloi chez une famille à Bangui

Le directeur, Frère Cécilius-Marie, l’accueillit avec une grande amabilité et le confia à un juvéniste ancien, François Tessier, qui devint son tuteur pour l’initier au règlement de la maison. Le 20 janvier 1932, avec dix-huit de ses confrères, il est accepté au Noviciat Saint-Gabriel du Sault-au-Récollet. Le Frère Benoît-d’Aniane, Maître des novices, l’initiera à la vie religieuse par l’explication des prières communautaires, de la Règle de Vie et du catéchisme des vœux. Et c’est le 15 août 1933 qu’il prononcera ses premiers vœux de religion qu’il voudra perpétuels en 1939.

   Deux ans de scolasticat, et le voilà enseignant à Lajoie, Saint-Martin et Christophe-Colomb. De ces dix années de contacts avec les enfants, tout autant que de la quiétude des immenses vergers de son village natal, Éloi gardera pour toujours, la sérénité, le sens de l’accueil bienveillant, le goût de la simplicité qui inspireront confiance à tous ceux qui l’approcheront.

 

à g. Frère Éloi

à g. Frère Éloi

Les années suivantes le voient professeur de la septième à la douzième année au juvénat, aux écoles de Saint-Étienne, Sainte-Thérèse, Alfred-Richard, Lajoie et Christophe-Colomb.

   En dehors de l’enseignement, il a souci de donner à ses élèves une solide formation chrétienne et civique. Il prend volontiers la responsabilité de la J.E.C. ainsi que du corps de Cadets. Il devient bientôt responsable de l’Action catholique pour la communauté dans le diocèse de Montréal. Il tire parti de toutes les réunions de jeunes, comme de ses catéchismes, pour inspirer à tous la fierté de leur titre de chrétiens, une grande dévotion à l’Eucharistie et un sincère recours à Marie.

   Ses multiples occupations ne le distraient aucunement de ses devoirs d’enseignant. Chaque année, ses élèves obtiennent des résultats enviables aux examens du Ministère de l’Instruction publique. D’autre part, afin de se rendre toujours plus apte à instruire jeunes et adultes, pendant une dizaine d années, il suit des cours à l’Université de Montréal, les fins de semaine et pendant les vacances d’été. Il obtient ainsi licence en pédagogie, diplôme d’orienteur scolaire, diplôme supérieur en psychologie, maîtrise ès arts, diplôme en sciences religieuses de l’Institut Pie XI et certificat en cinématographie.

  

Frère Éloi et un malade de 102 ans

Frère Éloi et un malade de 102 ans

Après sept années de directorat à l’École Napoléon-Courtemanche (Montréal-Est) et à l’école régionale du Curé-Labelle (Mille-Îles), il se rend en Europe. À l’Institut Catholique de Paris, après deux ans de spécialisation, il est Docteur ès lettres. Il y joint un stage de cinq mois à Rome pour participer à la session de renouvellement spirituel du Second noviciat, où il approfondit la doctrine de Montfort, l’histoire de l’Institut et les principes du mysticisme et de l’ascèse.

   À son retour au Canada, il est professeur au scolasticat central Marie-Victorin. On lui confie bientôt l’organisation de l’éducation permanente avec succursales à Terrebonne, Repentigny Joliette et Longueuil. Il sait enthousiasmer les professeurs et stimuler les étudiants de tous âges qui s’inscrivent en grand nombre. Quelques années encore et la communauté l’appelle au secrétariat provincial et à la rédaction des Nouvelles Gabriélistes pendant sept ans.

   Depuis longtemps, Éloi aspirait aux missions. En 1983, le directeur du séminaire Saint-Paul de Bangui sollicite Éloi comme secrétaire et comme guide spirituel des jeunes. Il s’y rend avec enthousiasme, assure le secrétariat, enseigne le latin et accompagne spirituellement une quarantaine de séminaristes. Après quatre ans de ce train de vie, sa santé commence à lui causer des ennuis et il doit revenir au Canada, mais non sans avoir assisté à la profession religieuse de son premier postulant, et voir quelques-uns de ses dirigés prendre la route du grand séminaire.

  

Frère Éloi bibliothécaire

Frère Éloi bibliothécaire

Depuis 1987, Éloi n’a cessé de se dévouer aux œuvres caritatives qui le réclament. Tour à tour, il participe au travail de Halte La Ressource, classifie la bibliothèque du Centre pastoral Saint-Pierre, s’engage à l’Escale Notre-Dame pour y travailler auprès des itinérants de 18 à 30 ans. Toujours disponible, il retourne à Rome pour une période d’un peu plus de trois ans pour mettre à jour les archives communautaires. À son retour, il s’inscrit comme bénévole au pavillon Bruchési de l’Hôpital Saint-Luc.

   Muté à la Fraternité Saint-Gabriel en 1999, il poursuit ses visites aux malades du centre Idola Saint-Jean et, tous les soirs, il visite ses confrères malades de la Fraternité Val-des-Rapides. En 2001, il s’installe à la Maison provinciale où il doit réduire ses activités : la bibliothèque demeurera sa principale occupation jusqu’à son décès, suite à une pneumonie. Il demeurera pour tous, un confrère enjoué et un modèle de dévouement, modeste et constant.

                                                       Frère Adélard Faubert, f.s.g.

 SUIVANT: no 29                                                                                      PRÉCÉDENT: no 27

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