27. F. Jean-Jacques Filteau ( F. Pierre-Thomas )

Parcours de vie en diapositives du Frère Jean-Jacques Filteau 

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Frère Jean-Jacques Filteau (Frère Pierre-Thomas)

Né le 9 décembre 1926 à Saint-Étienne (Montréal) Québec

Première profession le 02 février 1945

Décédé le 5 août 2010 à la Rés. De-La-Salle, Sainte-Dorothée (Laval) Québec

 Inhumé au cimetière «Les Jardins Urgel Bourgie» (Laval) Québec.

 

Saint-Étienne de Montréal

Saint-Étienne de Montréal

Notre Frère Jean-Jacques Filteau est allé vers la Maison du Père, le 5 août 2010. Il était née en la paroisse Saint-Étienne de Montréal, le 9 décembre 1926, de Joseph Filteau, à l’emploi de la Canadian Vickers, constructeurs de navire, et de Marie Gingras, décédés respectivement en 1982 et en 1951.

Il eut trois sœurs, Thérèse, Raymonde et Denise, et un frère, André. Jean-Jacques se souvenait de son père comme d’un ouvrier « bon, aimable, habile et ardent au travail » et de sa mère comme « dévouée, autoritaire, mais très bonne, grande dévote à Marie et à Sainte-Anne ».

   Jean-Jacques suivit toutes ses classes élémentaires à l’école de sa paroisse, que les Frères de Saint-Gabriel dirigèrent de 1915 à 1962. Il se fit un plaisir de s’engager comme enfant de choeur et de la Croisade eucharistique alors florissante. Le contact quotidien avec des Gabriélistes et l’invitation de son professeur lui firent désirer de les imiter; ses parents se dirent « heureux de consacrer leur fils au service de Dieu ».  

 

à droite ;,Jean-Jacques étudiant

à droite ;,Jean-Jacques étudiant

Dans sa quatorzième année, il entre au juvénat de Saint-Bruno. Il y demeure trois ans avant de passer au postulat, puis au noviciat à Pierrefonds, où il prononce ses premiers vœux en 1945, qu’il renouvellera pour toujours en 1951. Après un stage d’un an au scolasticat, il remplace pendant deux mois un enseignant à l’école Christophe-Colomb et revient aux études pendant six mois.

  

Les circonstances veulent alors que les supérieurs le dirigent vers les emplois : il est nommé cuisinier pendant 4 ans à la Maison provinciale, au Collège Saint-Stanislas, à l’école de Saint-Adelphe et au juvénat de Saint-Bruno. On lui confie alors la responsabilité du vaste poulailler de la Villa Grand-Coteau. Il se rend ensuite à Rome pour la période du renouveau spirituel du Second noviciat. À son retour, il revient à la Villa Grand-Coteau comme maître-confiseur pendant 12 ans.

  

Jean-Jacques en R.C.A.

Jean-Jacques en R.C.A.

Il prend alors deux années de repos au Mont L’Horeb de Saint-Sauveur et au chalet Beaubois de Pierrefonds. Puis, il se dévouera à la Fraternité Jean-XXIII de Sainte-Béatrix, pendant dix ans, à titre de responsable de l’entretien des chalets du camp Marcel. Ses confrères ont vite remarqué les qualités de ce religieux simple, aux talents multiples, dévoué et d’un jugement pondéré et sûr, et ils l’élisent comme conseiller provincial.

   Il rayonne également à l’extérieur. Il veut exploiter ses autres talents et rendre davatage service. À Sainte-Béatrix, il devient directeur de la chorale paroissiale, participe au mouvement des Cursillos, est membre des chorales de joliette, du chœur de Lanaudière et de la Place Bourget.

   Il veille aussi constamment à son perfectionnement spirituel et à son ressourcement montfortain. A cette fin, il fait un second stage en France, en Italie et en Israël, suit les Pas de Montfort et participe aux Trente Jours Montfortains, au Lac Poisson Blanc de Gracefield.

  

En 1991, à 65 ans, âge de la retraiter pour la plupart des gens, que deviendra Jean-Jacques? Un beau jour, le Seigneur l’interpelle par la voix d’un confrère (le frère Gaétan Gros-Louis) qui lui demande s’il ne viendrait pas travailler en Afrique? L’idée fait vite son chemin et Jean-Jacques part pour a République Centrafricaine.

  

à gauche: Jean-jacques

à gauche: Jean-Jacques

Six ans durant, de 1991 à 1997, cet homme rompu à tous les genres de métiers, généraliste hors-classe, devient factotum ; il se fait, selon les besoins, commissionnaire, responsable électricien, plombier, jardinier, fleuriste, cuisinier, organisateur des fêtes, procureur des provisions… et grand ami des jeunes de la rue. C’est ainsi qu’il sait s’adapter au milieu des gens d’une autre culture au service desquels il accomplit une foule de tâches.

   Joyeux compagnon, il se plaît aux heures de loisirs, aux jeux de société. Prend grand soin de son perroquet « Jacot », est amateur de mots croisés, et dès qu’on le lui demande, part faire le taxi dans Bangui et parfois à l’extérieur de la capitale, dans la brousse. Il est très apprécié des employés à qui il rend de multiples petits services. Les jeunes frères africains trouvent chez lui une oreille attentive à toutes leurs préoccupations, et un père qui sait réaliser rapidement leurs souhaits.

   Il rend également service à l’archevêque de Bangui, aux prêtres des diverses paroisses voisines et sait dépanner les religieuses aux prises avec des problèmes.

 

À droite: Jean-Jacques

À droite: Jean-Jacques

  Il demeure toujours un religieux disponible, prêt à rendre service au moindre désir du supérieur qui déclare que « Jean-Jacques est un de ces hommes qu’il faut retenir par toutes sortes de ruses, afin qu’il puisse récupérer ». Et il ajoute : «Des religieux de cette trempe, toutes les communautés seraient fort heureuses d’en avoir plusieurs ».

   À 71 ans et pour des raisons de santé, il doit dire adieu à la terre africaine, bouleversée par la guerre. Après avoir passé deux années à la Maison provinciale où il saura rendre mille et un services, et une année à Rancourt, il prend résidence à Laval-des-Rapides où il lui sera possible de recevoir tous les soins nécessaires puis, en 2001, il se joint à la nouvelle communauté de la Maison Saint-Nicolas jusqu’en septembre 2006.

À droite: Jean-Jacques

À droite: Jean-Jacques

   Les toutes dernières années de sa vie, il logera chez les Frères des Écoles Chrétiennes, à la Résidence De-La-Salle, à Laval. Il occupe ses heures à la visite des confrères malades, à la lecture, à la prière pou tous les amis de toujours et en action de grâce pour les bénédictions de Dieu tout au long de sa vie de dévouement religieux.

 Frère Adélard Faubert, f.s.g.

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25 mai 1996. – Le kiosque de «Sara Mbi Gazo» au Rallye Minta St-Bruno. Frère Jean-Jacques Filteau le 1er à droite

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Un kiosque sur le Centre «Sara Mbi Gazo» pour sensibiliser les marcheurs au rallye Minta. Frère Jean-Jacques Filteau, le 2e à partir de gauche

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