21. F. Gérard Deshaies ( F. Vital-Joseph )

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Frère Gérard Deshaies (Frère Louis-Rémy)

Né le 10 avril 1915 à Saint-Sylvère (Nicolet) Québec

Première profession le 15 août 1933

Décédé le 6 novembre 2006 à Saint-Nicolas (Ahuntsic) Montréal

 Inhumé au cimetière «Les Jardins Urgel Bourgie» (Laval) Québec.

 

La grandeur d’une personne ne se mesure pas nécessairement par les fonctions qu’elle a occupées, sinon par la qualité de son don. « Faite-ceci en mémoire de moi…»

 

Église de Saint-Sylvère

Église de Saint-Sylvère

Il était né à Saint Sylvère de Nicolet, le 10 avril 1915, d’Arthur Deshaies et de Virginie Hardy, décédés respectivement en 1960 et 1954. Il appartenait à une famille terrienne qui compta sept garçons et une fille.

    La crise économique qui accompagna la première mondiale compliqua énormément la vie quotidienne des familles. Même si les produits de la ferme pourvoyaient aux besoins de base de ces gens, il n’en demeure pas moins que ceux-ci vivaient dans une grande frugalité, parfois même dans la précarité…

Pour assurer une meilleure qualité de vie à leurs enfants, les parents décidèrent de s’établair sur une autre terre à Nédelec, au Témiscamingue, où couleraient en abondance  « le lait et le miel ». Il fallut que les parents et les plus âgés de la famille travaillent beaucoup. Le temps de la colonisation n’était pas une sinécure.

    Et voilà, après 5 ans de présence en ce «nouveau pays », un terrible malheur frappa beaucoup de familles de cette région. Un grand incendie ravagea une partie de la région et détruisit le travail commencé par la famille Deshaies. Cette famille de courage de d’espérance reprit la reconquête de leur propriété pour la rendre apte à une riche productivité. C’est dans cette ambiance que commença à se forger la personnalité de Gérard.

    Une fois arrivé à l’âge scolaire, il fréquenta l’école du rang située à un kilomètre de la demeure familiale. Il faisait évidemment ce trajet à pied, sauf en hiver, où il fallait voyager en traîneau tiré par un chien.

   Il était déjà dans sa dix-septième année quand, par la voix du Frère Paul-de-la-Croix, il se sentit appelé vers une vie totalement consacrée au Seigneur et, le 31 juillet 1931, il fit son entrée au postulat de la rue Taché, à Montréal, en même temps que son frère Hervé, de trois ans son aîné. Un an plus tard, il est admis au noviciat et s’appellera désormais Frère Louis-Rémi. Il prononça ses premiers vœux en 1933 et ses vœux perpétuels en 1939.

   

Gérard Déhaies

Hervé Déhaies                  Gérard Déhaies à droite

 

Un stage de quatre ans à l’École normale Saint-Gabriel lui permit d’améliorer sa culture intellectuelle qu’il poursuivra d’ailleurs au cours des années par des études personnelles qui lui vaudront le Brevet d’Enseignement de l’Instruction publique et par la suite, le Bac en Pédagogie de l’Université de Sherbrooke.

    Pendant une décade , on le voit dans nos écoles à Saint-Étienne, Sainte-Thérèse, Lajoie, Christophe-Colomb, Saint-Stanislas, Saint-Tite, l’Orphelinat Saint-Arsène et Ville-Marie. Ses fréquentes mutation montrent la difficulté qu’il éprouvait, en dépit de toute sa bonne volonté, à prendre le leadership d’une trépidante classe de quelque trente élèves.

   G.Deshaies.libraire Par la suite on le trouve surtout occupé comme commis dans l’une ou l’autre de nos librairies à Montréal et Ville-Marie qui vendent des articles scolaires et des livres de bibliothèque. C’est un travail qui correspondait à ses attentes et à ses talents. Il s’y dévouera en toute sérénité pendant deux décades.

    On lui confie la vente, l’entreposage ou l’expédition, Gérard y met toute sa bonne volonté. Il dispose, surveille, manipule tout ce qui lui revient avec grand soin, se fait un vigilant gardien de ce bien qu’il considère à juste titre comme le sien propre.

    On lui propose alors la gestion d’une succursale de Servidec à Ville-Marie, à quelque 700 kilomètres au nord-ouest de Montréal. Il y déploie un zèle constant, veille à ce que tout ce qu’il offre à la clientèle soit attrayant, et tient un enregistrement minutieux de tout ce qu’on lui envoie et de tout ce qu’il écoule. D’autre part, les clients ont pleine confiance en ce religieux discret, bienveillant et sympathique.

    Après un dur labeur comme enseignant, buandier, fermier et surtout comme commis de librairie, Gérard initia la saison de retraite. Un autre temps pour se mettre au service de ses frères! Un autre temps où l’on n’est pas bousculer par l’horaire et l’agenda!

   IMG_20141220_0015 Il consacrera dix-sept ans de dévouement à toute tâche : ordre de la maison, culture d’un jardin qu’il sait rendre productif dans l’intérêt de ses co-résidents en mettant à profit les talents qu’il avait en germe depuis sa jeunesse au lointain Témiscamingue.

    Il passe sept belles années de vie paisible et utile à la Fraternité Francis ; sept autres tout aussi enrichissantes à Ville-Marie, non loin de son Nédelec, de sa parenté, de ses amis d’enfance et de ceux de naguère lors de son stage à la librairie. Il accompagne aussi ses confrères dans leur apostolat soit à l’église, soit à l’hôpital. Pendant six ans, et des heures chaque jour, il se fait bénévole auprès d’un prêtre à demi-paralysé, l’aidant à parler, à lire, à écrire ou l’accompagnant pas à pas à l’autel. À la Fraternité Bordeaux, quartier Bordeaux-Cartierville, il était apprécié et vénéré de tout le voisinage pour son exquise politesse, sa sérénité et son attention aux autres. On l’estimait beaucoup en tant que « Bon Père retraité ».

    Confrère dévoué, facile de relation, excellent collaborateur, jovial et aimable, il faisait bon vivre avec lui.

    Toujours content et reconnaissant, toujours fidèle à la prière communautaire, Frère Gérard se plaisait à participer à toutes les rencontres communautaires. Toujours prêt à faire sa part en aidant ou un confrère ou la dame de la cuisine qui aimait répéter, avec grande admiration « c’était un bien bon bonhomme ». On le voyait souvent se promener en égrenant discrètement son chapelet. On peut dire que toute sa vie Gérard a rayonné du don de lui-même envers sa communauté, l’Église et la société.

  G.Deshaies.jubilé  Quant arriva l’heure où il eut davantage besoin des autres, le personnel infirmier trouvait en lui une personne coopérative. Même si son état ne lui permettait pas facilement d’exprimer ses volontés, on voyait qu’il souffrait, mais il accueillait ses souffrances, apanage du mystère du vieillissement, avec sérénité et même grande paix.

    Homme de compassion, ombres, tristesses et tragédies de notre monde l’affectaient. Il en parlait. Une certaine tristesse apparaissait alors dans son regard. Souvent des larmes coulaient. Quand il apprit la fermeture de l’infirmerie, la « Maison Saint-Nocolas », il prit conscience que le personnel tombait sans emploi. Il manifesta, à chacun et à chacune, sa peine. Par contre, en écoutant une chanson qu’il reconnaissait, il savait sourire et adorait battre la mesure de sa main non paralysée.

  Entouré de plusieurs confrères, Gérard remit son être au Seigneur de la Vie, le 6 novembre 2006. Gérard, nous te sommes reconnaissants pour ce que tu étais et pour ce que tu as fait. Nous te souhaitons sincèrement une très belle 5e saison avec notre Dieu Amour

Lors des fêtes organisées par la paroisse de Ville-Marie en l’honneur du Frère Arthur Bergeron qui était proclamé le citoyen de l’année 1978, et qui fêtait 50 ans de vie religieuse. De gauche à droite : 1er rang : FF. 1. Jacques Blais, 2. Arthur Miron, 3. Marcel Raymond, 4. Rosaire Halley, 5. Georges-Émile Bolduc, 6. Germain Lacoursière 2e rang : FF. 1. Alexandre Leclerc , 2. Gérard Deshaies, 3. Théodule Legault 3e rang : FF. 1. Jean Martel 2. Charlemagne Dion, 3. Alexandre Landry, 4. Robert Desrosiers 4e rang : FF. 1 ? , 2.Édouard Rivest, 3. François Tessier, 4. Albert Daudelin 5e rang : FF. 1. André Forget, 2.Alphonse Perras, 3. Roger Gagnon, 4. Jacques Vézina, 5. Rodolphe Proulx, 6. M. Fortin, 7. Jean-Louis Bolduc.

Lors des fêtes organisées par la paroisse de Ville-Marie en l’honneur du Frère Arthur Bergeron qui était proclamé le citoyen de l’année 1978, et qui fêtait 50 ans de vie religieuse.
De gauche à droite : 1er rang : F.F. 1. Jacques Blais, 2. Arthur Miron, 3. Marcel Raymond, 4. Rosaire Halley, 5. Georges-Émile Bolduc, 6. Germain Lacoursière
2e rang : F.F. 1. Alexandre Leclerc , 2. Gérard Deshaies, 3. Théodule Legault
3e rang : F.F. 1. Jean Martel 2. Charlemagne Dion, 3. Alexandre Landry, 4. Robert Desrosiers
4e rang : F.F. 1 ? , 2.Édouard Rivest, 3. François Tessier, 4. Albert Daudelin
5e rang : FF. 1. André Forget, 2.Alphonse Perras, 3. Roger Gagnon, 4. Jacques Vézina, 5. Rodolphe Proulx, 6. M. Fortin, 7. Jean-Louis Bolduc.

   

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