17. F. Robert Palardy ( F. Bernardin-de-Felte )

                                                                                                                            Palardy_Robert-1_photo_individuelle

Palardy.17

Frère Robert Palardy (Frère Bernardin-de-Felte)

Né le 28 septembre 1916 à Saint-Stanislas (Montréal) Québec

Première profession le 8 août 1933

Décédé le 18 juillet 2005 à Maison Saint-Nicolas (Ahuntsic) Montréal

 Inhumé au cimetière «Les Jardins Urgel Bourgie» (Laval) Québec.

st_stanislas.Notre confrère Robert est parti pour un monde meilleur, le 18 juillet 2005. Huitième enfant d’une famille qui compta cinq filles et six garçons, il était né en la paroisse Saint-Stanislas de Montréal, le 29 septembre 1916, de Calixte Palardy, employé de la Compagnie de transport de Montréal, et de Maria Boisselle, décédés respectivement en 1964 et 1927. Il se rappelait que son père « était tertiaire de Saint-François; et que c’était un homme qui aimait le travail bien fait, charitable et toujours fidèle à ses devoirs religieux. » Sa mère, également « tertiaire de Saint-François, avait une grande dévotion à Marie et à Sainte Anne; elle participait fidèlement à la messe quotidienne du carême et de l’avent ».

    Robert n’avait que onze ans quand sa mère décéda ; mais elle lui avait communiqué sa grande dévotion à Marie et son assiduité à la messe. Il y ajouta peu à peu celle du mois de Marie (mai) et du mois du Rosaire (octobre), pratiques coutumières parmi les gens de sa paroisse. Il achevait sa treizième année, quand il se sentit appelé à la vocation religieuse. Scan__20141122_0002Il entre au juvénat de Saint-Bruno et s’y habitue facilement : la vie paisible et pieuse qui se vivait dans sa famille l’avait fort bien préparé à ce milieu. Trois ans plus tard, il passe au postulat-noviciat. Il va sans insister que le vicaire général de Monseigneur Georges Gauthier, archevêque de Montréal, reconnut d’emblée, dans les lettres testimoniales alors exigées, que Robert appartenait à une excellente famille catholique, qu’il s’était toujours très bien comporté et que rien ne s’opposait à ce qu’il soit admis au noviciat des Frères de Saint-Gabriel. Aussi, Robert prononce-t-il ses premiers vœux en 1933 ; il les renouvellera pour toujours six ans plus tard.

    Il consacre d’abord une année aux études, au scolasticat. Mais, malgré sa stature imposante, on décèle bientôt chez lui une santé délicate. Aussi, au lieu de l’astreindre aux fatigues de l’enseignement, les supérieurs jugent bon de lui confier le travail de couturier. Sa dextérité et sa précision méticuleuse le rendent bientôt expert dans cette fonction. Aussi se plaît-il à la couture des diverses maisons qui bénéficient de sa compétence. Ce jeune religieux, entièrement donné à sa tâche, est vite apprécié et gagne l’estime de tous. Après quatre ans, la prudence lui impose un an de repos, cure préventive qui s’avère salutaire et efficace. Alors, la «Grande coupe» de la Maison provinciale requiert son expertise. Il y œuvre 15 ans. Puis il retourne volontiers à la tâche où il excelle, que ce soit à la Maison Saint-Louis, au juvénat de Saint-Bruno ou au noviciat de Pierrefonds.

 Palardy et jeune   En 1954, il se sent assez vigoureux pour faire partie des éducateurs de groupe de l’Orphelinat Saint-Arsène. Ces confrères prenaient en charge les élèves en dehors des heures de classe. Les anciens de l’institution se souviennent de la perfection avec laquelle il tenait son dortoir, son aire de jeux, sa salle de récréation. Ils soulignent aussi son influence formatrice et sa disponibilité. Il était, dit-on, « une vraie maman pour les tout-petits.»

    Comme éducateur ou réceptionniste, il voua 15 ans de sa vie au service des jeunes de cette institution. Tous eurent l’occasion d’apprécier les riches qualités de ce Frère toujours bien mis, aimant taquiner aimablement. Tous admiraient son goût des fleurs et des belles choses ; ils appréciaient les nombreux services qu’il rendait de bon cœur aux chers jeunes et à ses confrères.

    Robert PalardySon entregent, ses manières distinguées lui gagnent l’amitié de tous ceux qui le côtoient. Robert vit en religieux convaincu, nourri d’une ardente piété, attentif et bienveillant dans les relations fraternelles. Sa délicatesse et son dévouement témoignent de la profonde foi et de la charité qui l’animent. Selon les circonstances, il excelle comme couturier, portier, secrétaire, sacristain, commis de librairie et surtout, éducateur. Robert fut toujours un religieux d’une fervente piété, attentif et courtois dans les relations communautaires, et très respectueux de l’autorité.

    Il a laissé un gros carnet de 153 pages bien remplies dans lequel il écrivait soit ses réflexions personnelles sur la liturgie du jour, soit les témoignages des saints ou des prières à l’occasion de jours marquants dans sa carrière. Ainsi, à son jubilé d’or de vie religieuse, il écrit entre autres prières. « Je te remercie Seigneur pour les années que tu m’as accordées, pour tout ce que j’ai vécu au service de ton amour. Je te rends grâce pour ton appel, pour la réponse que je t’ai donnée, pour ta parole toujours nouvelle, pour ta tendresse de Père. Merci pour les sacrements, et la prière du cœur, pour les fêtes et les célébrations, pour la solitude et le silence, pour le travail accompli, pour la vie partagée avec mes confrères, mes parents et mes amis…»

   Palardy et fleurs On ne saurait passer sous silence sa constance à distribuer chaque jour la communion aux malades, son aptitude marquée pour les aménagements floraux du sanctuaire, le soin qu’il apportait à embellir les abords de la résidence, et quantité d’autres services. Nul doute qu’il portait encore plus d’attention à son perfectionnement spirituel, comme le manifestait sa fidélité aux exercices de piété communautaires. En 1970, il avait été enchanté de participer au ressourcement spirituel du Second noviciat, à la Maison généralice de Rome, avant de revenir à l’Orphelinat Saint-Arsène comme sacristain pendant cinq ans, et de se dévouer deux ans à la Librairie Garneau.

    Authentique citoyen de la métropole du Québec, il n’est guère de sites de quelque importance qu’il n’ait visités aux diverses saisons, pour en admirer l’architecture ou les décorations, ou simplement s’y reposer quand ce n’était pas dans la pieuse quiétude des très nombreuses églises.

    Quand tinte l’âge de la retraite, il n’entend pas stagner dans l’inaction. La Maison Bonsecours garde mémoire de ses sept années de dévouement (1977-1984) et lui décerne un «diplôme d’honneur» pour son application à donner un visage de gaieté à la misère, et pour sa grande capacité d’attention aux éclopés du milieu.

    De juillet 1974 au 4 septembre 2001, Robert réside à la Fraternité Saint-Arsène. Il fait cependant un séjour de quelques mois à l’Infirmerie Val-des-Rapides, suite à une fracture de l’épaule droite. Il passe aussi par l’Hôpital Jean-Talon après une attaque cardiaque, et subit une grave opération à l’Hôpital Fleury pour une menace de cancer au bras. Avec une étonnante sérénité, il se rétablit peu à peu et reprend sa vie normale de retraité, amateur de lecture, disert avec les amis et toujours empressé à la prière, même en dehors des offices liturgiques ou communautaires.

    PalardyEn septembre 2001, il vient se joindre aux confrères de la Maison provinciale, puis, au printemps 2005, à ceux de la Maison Saint-Nicolas. Il y poursuit, dans le recueillement, la bonne humeur et la charité, sa vie paisible et religieuse. Il rendit son âme à Dieu au Centre Hospitalier Fleury, le 18 juillet 2005.

    Les funérailles de notre Frère Robert Palardy ont eu lieu en l’église La Visitation de Montréal, le jeudi 21 juillet 2005, à 10h00. L’homéliste, qui le rencontrait très souvent, sut tracer en quelques phrases le portrait de Robert : « Homme de courage, soutenu par le dynamisme de sa foi, il avait appris que les limites sont toujours faites pour être dépassées, et non pour se laisser écraser. Homme fraternel, il partageait certains de ses moments de loisir en jouant aux cartes comme un pro. Homme à la fois discret et sociable, il savait prendre sa part du lot quotidien, car l’amour  était une teinte dominante de sa vie. Homme de prière et de régularité, il avait développé une dévotion à Marie toute particulière. Homme sensible, il se laissait émouvoir par tout ce qui touchait l’humain.Palardy.port Homme toujours digne et fier, il se faisait un devoir d’être au poste sans flancher, en dépit de la souffrance et des inconvénients de la maladie, aussi longtemps qu’il lui fut possible. Il a laissé parmi nous l’empreinte, la touche particulière de l’amour généreux qui l’habitait…»

      La dépouille mortelle fut inhumée au cimetière «Jardins Urgel Bourgie », à Laval, auprès de confrères qui l’avaient admiré et aimé et par qui il avait été reconnu comme le religieux doux, pacifique que Jésus béatifiait dans son tout premier enseignement, les béatitudes. Qu’il jouisse du bonheur éternel avec Jésus et Marie.

                                               Frère Adélard Faubert, sg.

Frères

Groupe de Frères devant la grotte lors de la visite du Supérieur général en 1948

Assis: F.F. Ézéchiel, Pierre-Lefebvre, Emmanuel (Assistant général), Anastase (Supérieur général), François-Solano (Provincial), Barthélemy, Charles-Cornay.

2e r.: Raymond-de-Pennafort, Fernand-Joseph, Camille, Anselme, Elphège, Hippolyte, Théophane, Azarie, Tancrède, Basile-Marie.

3e r.: Savin, Pierre-François, Joachim-Gabriel, Émile-Joseph, Arcade, Dorothée, Paul-Antoine, Liguori-Marie, Alexis-Marie, Fabien-Marie.

4e r.: Clémentin-Marie, Garnier, Constantin-Marie, Auguste-François, Pierre-Arsène, Philéas, Roland, Delphis, Octave-Gabriel.

5e r.: Séverin, Gérard-Raymond, Théonas, David-Joseph, Bernardin-de-Felte, Alexis-Gabriel, Rogatien-Joseph, Albert-Henri, Guy.

 

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