08. F. Raymond Cloutier ( F. Alexandre-Marie )

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Frère Raymond Cloutier (Frère Alexandre-Marie)

Né le 30 septembre 1926 à Saint-Janvier (Blainville) Québec

Première profession le 15 août 1943

Décédé le 29 janvier 2002 à l’Infirmerie Val-des-Rapides (Montréal) Québec

Inhumé au cimetière «Les Jardins Urgel Bourgie» (Laval) Québec

  St-Janvier Raymond acquit le 30 septembre 1926, à Saint-Janvier de Blainville, unique garçon d’une famille de cinq enfants. Ses parents cultivateurs, y menaient une vie paisible quand, à peu d’intervalles, la mort les emporta tous les deux , laissant Raymond orphelin.

   Lors d’une visite du Frère Recruteur, Raymond, âgé de 13 ans, se prend à réfléchir sur son avenir et se sent appelé à la vie religieuse. En 1940, il fait son entrée au Juvénat Saint-Gabriel de Saint-Bruno.

   Après un an et demi dans cette maison, débutent ses années de formation à la vie religieuse : postulat et noviciat. En 1943, à Pierrefonds, il prononce ses premiers vœux ; six ans plus tard, il s’engage par la profession perpétuelle.

  Cloutier.valise Raymond bénéficie alors, au scolasticat Saint-Gabriel, de quatre belles années de développement intellectuel et spirituel.

   Cette période le prépare, à tous les points de vue, pour son apostolat auprès de la jeunesse de nos écoles..

   Il débute par l’enseignement au niveau primaire. Ses premières obédiences sont de courte durée. En moins de dix ans il ira successivement à l’école Christophe-Colomb (Montréal), à Sainte-Thècle (région de Trois-Rivières), aux Saints-Martyrs-Canadiens, à l’Orphelinat Saint-Arsène et à l’école Napoléon-Courtemanche. Par la suite, ses séjours seront plus longs ; ainsi, on le revoit à l’Orphelinat Saint-Arsène pour une période de onze ans.

  Cloutier.voeux Notre Frère Raymond jouissait d’une constitution assez impressionnante. Mais au-delà d’un physique qui pouvait en imposer aux jeunes élèves, Raymond s’avérait un homme tenace. Il lui fallait aller jusqu’au bout de la tâche entreprise. Cette ténacité, il l’a d’abord montrée dans le travail intellectuel, se spécialisant en mathématiques ; au terme de sa carrière professionnelle, il enseignera dans les classes secondaires terminales. Quelle somme d’efforts il lui aura fallu pour suivre le rythme des journées fort bien remplies. Raymond s’y appliquait avec ténacité.

   En voici quelques témoignages. Un confrère et ami de Raymond souligne qu’il l’a beaucoup « admiré pour le zèle et l’ardeur qu’il mettait à accomplir sa tâche de professeur et d’éducateur religieux, de même que pour son intérêt afin d’assurer la réussite de ses élèves, surtout de ceux qui éprouvaient plus de difficultés. Raymond exigeait beaucoup de ses étudiants, leur promettant le succès s’ils acceptaient au départ de travailler avec discipline. Il était sévère, mais il était apprécié parce qu’il était juste et toujours près des plus faibles et des défavorisés »

Raymond.syndicat  Dans la vie au sein de la communauté, Raymond était fidèle à lui-même. Un autre collègue de l’Orphelinat Saint-Arsène souligne avec raison : » Il possédait un grand sens communautaire. Je l’ai constaté lors d’organisations : festivals, vacances,… Il s’impliquait avec un dévouement remarquable. Il nous incitait au dépassement de nos petits intérêts, de nos rivalités, C’était un homme de services communautaires. J’admirais sa disponibilité, surtout comme chauffeur, au service de sa fraternité, son sens du dialogue et de la conciliation, son calme olympien et son dévouement, son équilibre et son bon jugement. »

   Au terme de cette fructueuse période à l’Orphelinat Saint-Arsène, Raymond se voir muté.

non sans déchirements, à l’école s

Saint-Gabriel de Sainte-Thérèse de Blainville où il enseignera durant quatre ans, avant d’entreprendre une carrière de dix-huit ans à la Polyvalente Deux-Montagnes. Selon sa propre appréciation, ce fut un heureux séjour en cette institution. Sa carrière de 41 ans d’enseignement se termine en 1988. Il se retire à sa fraternité de Sainte-Thérèse, tout en continuant d’apporter sa précieuse collaboration à bon nombre d’organisations.

  Raymond.alary Implication sociales de Raymond

  1. A) syndicat de la Polyvalente Deux-Montagnes. Les collègues de Raymond ont tôt fait de découvrir en lui des talents d’excellent modérateur et ils parviennent à li faire accepter cette responsabilité. Raymond se met au courant des dispositions qui régissent cet organisme, afin de présider aux assemblées parfois tumultueuses du syndicat. Maître de lui-même et guidé par un esprit de justice face aux divers groupes et à leurs opinions, il laisse à chacun toute liberté de s’exprimer, excelle à prévenir les heurts et exprime clairement son opinion personnelle, sans toutefois prétendre l’imposer. Finalement, sans toujours atteindre l’unanimité, il réussit à s’en tenir au choix raisonnable de majorité. Tel est le témoignage d’un ex-syndicaliste.
  2. B) Responsabilités communautaires, l’attachement de Raymond à Saint-Gabriel, son esprit fraternel et son expérience syndicale lui ont vite mérité l’estime de ses confrères qui l’élisent au Conseil provincial, puis au Chapitre provincial et, enfin, aux premières loges de la Corporation du camp Marcel (devenu Havre familial en1995 et officialisé en 1998). Il s’y dévouera corps et âme, car il croit au rôle social et communautaire que ce havre de paix peut jouer pour le bénéfice des familles.

  Cloutier.blais Voici le témoignage d’un confrère sur sa présidence au Conseil d’administration : « Raymond présidera avec diplomatie et compréhension à l’élaboration et à la réalisation de notre plan de rénovation et de réorientation de notre belle œuvre du camp Marcel. Je l‘ai connu également durant plusieurs années au Conseil provincial et au Comité des dons. Avec quelle lucidité il savait apprécier le bien-fondé de ces diverses requêtes. Raymond se révélart in homme de travail en équipe. Après avoir exprimé son opinion avec fermeté, il se ralliait avec détachement au consensus exprimé qui avait pour lui une grande valeur. Et il s’impliquait en toute loyauté à soutenir la décision prise

   Dans la même veine, un ex-supérieur provincial précise : « Je l’ai beaucoup apprécié pour sa capacité d’analyse des situations et pour la pistes de solutions qu’il savait proposer. Dans les situations délicates, il faisait en sorte que les parties se rencontrent pour établir un dialogue qui débouche sur un compromis ou une décision valable. »

   Les témoignages concordent pour affirmer que Raymond consacrait temps et énergies aux affaires de sa Communauté des Frères de Saint-Gabriel.

  cloutier-raymond Le Frère Raymond était d’une grande sensibilité, d’une grande délicatesse, foncièrement bon. Il était un homme de bonne compagnie et de contact facile. Il supportait toujours en silence les incompréhensions inévitables. En apparence robuste comme un érable de la forêt laurentienne, il était un homme de foi profonde que les dernières années de sa vie ont rendue encore plus évidente.

   Au tournant du siècle, des indices apparurent d’un mal implacable. Nul n’est mieux placé que Raymond lui-même pour retracer le fil des événements qui se succèdent avec des hauts et des bas. Il le fait dans un message adressé à tous ses confrères et qui est un peu son testament :

Cloutier.infir.« En ce printemps de l’an 2000, ce fut pour moi une vraie descente aux enfers de la souffrance. Mes muscles des jarrets, des cuisses et du dos étaient torturés. C’était comme des coups de fouets électriques. Vingt-cinq visites chez un chiropraticien n’apportèrent aucune amélioration.

   Merci pour les nombreuses visites des confrères pendant les vacances. J’ai vraiment apprécié ces gestes à mon égard.

   En ce mois de juillet 2000, l’équipe de médecins à découvert un cancer du sang, umn lymphome à la colonne vertérale. Encin, les médicaments anti-douleur m’ont soulagé. Cette maladie de longue durée m’a rappelé le sérieux de la fin de la vie. J’ai pris un coup de vieux et, je crois, une bonne dose supplémentaire de sagesse.

   Les médecins, les infirmières et les autres membres du personnel ont manifesté un sérieux et un dévouement exceptionnels. Vive l’Infirmerie Val-des-Rapides! Je la garderai en mémoire longtemps

   Il faut s’abandonner totalement à la Providence. Son aide et sa grâce s’ajustent à nos besoins. La providence, c’est aussi les confrères qui nous prennent en charge. Dieu nous a rachetés, il y a 2000 ans ; vivons unis et aidons nous pour atteindre le ciel. Soyons paisibles et gardons confiance. Je compte sur chacun d’entre vous. ».

   Les jours qui suivirent son dernier séjour à l’hôpital marquèrent une lente perte de vitalité. De son propre aveu, peu de souffrances physiques, allégées qu’elles étaient par la morphine, mais une grande souffrance morale à la pensée de quitter des êtres chers : parents, confrères, amis. Sa voix faiblissait peu à a peu ; ses gestes, restés mesurés, se faisaient plus rares ; un certain sourire continuait de rassurer ses visiteurs. Il avait déjà sollicité l’onction des malades. Au matin du 29 janvier 2002, le Seigneur accueillait chez lui son bon et fidèle serviteur.

                                               Frère Victor Proulx

Cloutier.Raymond

Les FF. Édouard Rivest et Claude Roberge occupent sur la photo les 3e et 4e places, à partir de la gauche. Quatre autres confrères célébraient, ce même jour, leur jubilé d’argent de profession: FF. Gérard Martin (Malaisie), Dieudonné Robert, Robert Desrosieurs (Centrafrique) et RAYMOND CLOUTIER.

Au Havre Familial le 2 oct. 2001: FF. Raymond Cloutier, Marcel Alary, Marcel Beauclair

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